Contes enchantés d’Afrique

Mis en scène par Yé Lassina Coulibaly

Tout public et jeune public

 

« Un vieillard assis sous un arbre voit des choses qu’un jeune qui parcourt le monde ne voit pas »

 

Les paroles anciennes nous transmettent le savoir et la mémoire de nos ancêtres. A travers la mise en scène des contes enchantés d’Afrique, Yé Lassina Coulibaly propose de les partager avec tout public, tant jeune qu’adulte. Selon la demande, le spectacle et le choix des contes sont adaptés au public, un spectacle à géométrie variable.

« Des pieds voyageurs et des oreilles voleuses »

« Pour avoir assisté très tôt dans mon enfance à des veillées-contes, avec mes parents et grands-parents, et m’être nourri avec avidité de leur parole, leur savoir, leur imaginaire, leur merveilleux, je me risque à dire que le génie de l’Afrique coule dans mes veines. Depuis, j’ai les pieds voyageurs et les oreilles voleuses; mes racines sont dans mes pieds et je suis chez moi dans ma tête; ma langue, ce sont mes histoires et je n’ai qu’une envie, c’est de les partager en valorisant l’aspect social et intergénérationnel (selon la cosmogonie bamanan, à laquelle j’ai été initié dans la forêt sacrée, le savoir doit être partagé).

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Les contes enchantés d’Afrique, un spectacle à géométrie variable !

« Parole douce ou de frayeur, le conte apprend la vie aux enfants »

Traditionnellement, en Afrique, on recourt au conte pour enseigner les valeurs familiales et morales, prévenir, conseiller et réconcilier les hommes. Ainsi, le conte a une fonction sociale et contribue à la conservation de l’humanité. Vecteur de communication, de partage, conjuguant passé et présent, le conte assure la continuité de la tradition orale dans la société mandingue.

Au travers du conte, qui est tantôt parole douce, tantôt parole de frayeur, d’encouragement, de motivation, l’enfant ou l’adolescent prend conscience des enjeux et difficultés de la vie en société, apprend à grandir, à faire preuve de bravoure afin de contribuer au mieux à la vie du groupe. Avec le conte, l’enfant apprend à écouter et à entendre la beauté de la parole intérieure. C’est ne cela que le conte remplit une fonction éducative et pédagogique.

Le conte, en mettant en scène la faune et la flore, les vivants et les ancêtres, nous entraîne dans un monde où il n’y plus de limite entre l’homme et la nature, entre le réel et l’irréel…En poussant plus loin l’analyse, le conte c’est la sagesse, c’est le berceau de la connaissance, c’est en somme la conscience et l’inconscient d’un peuple et pourrait-on dire de l’humanité…

Convaincu que leur valeur pédagogique peut contribuer au processus de formation de l’individu et à son ouverture aux autres civilisations du monde, je témoigne que ces contes que me racontaient mes grands-parents sont toujours vivants, universels, et ne demandent qu’à être transmis. »

 

Les contes enchantés permettent d’ouvrir le jeune public sur la culture mandingue d’Afrique de l’Ouest, de lui faire découvrir les bases du rythme et de lui expliquer la place de chaque instrument dans l’harmonie. Ce spectacle est aussi le moyen de découvrir plusieurs instruments traditionnels.

La musique, le chant et les contes font parie de l’éveil  et de l’éducation de l’enfant en Afrique ; les enfants y sont les garants de la culture.

En tant qu’artiste musicien, initié en bas âge au culte des masques, mon objectif essentiel est faire découvrir au jeune public la richesse de la culture mandingue.

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